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Irak : entre État fragile et quête de stabilité

Crise de la représentativité illustrée par la forte abstention lors des dernières élections législatives, multiplicité des acteurs étatiques et paraétatiques après la chute de Saddam Hussein et du parti Baas, corruption endémique, services publics à l’agonie, guerres et crises à répétition depuis les années 80, intervention américaine en 2003, apparition de l’organisation État islamique, milices intégrées à l’appareil d’État... Bien des causes expliquent le processus de fragilisation de l’État irakien et la complexité de sa quête éperdue de stabilité.


Bertille Domalain

27 janvier 2022

État fort - État faible

Crise climatique, impact sur les populations et instabilité politique en Irak

L’Irak est l’un des pays les plus menacés au monde par le changement climatique, selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (IPCC), paru le 4 avril 2022. Il s’agit d’une évidence factuellement mise en avant par l’actualité : le haut conseiller du ministère des Ressources hydriques, Aoun Dhiab, a annoncé, jeudi 21 avril, que les réserves en eau de l’Irak avaient baissé de moitié par rapport à 2021 alors que selon la Banque mondiale, le pays pourrait perdre de manière pérenne 20 % de ses ressources en eau d’ici 2050 ; sept tempêtes de sable viennent de s’abattre sur le pays depuis début avril ; pour la première fois, le lac Sawa, d’une surface de 5 km2, dans le sud de l’Irak, a entièrement disparu ; en 2020, la province de Ninive a produit près d’un million de tonnes de blé mais plus de 10 fois moins en 2021 ; une famille irakienne sur deux vivant dans des zones touchées par la sécheresse est menacée d’insécurité alimentaire, selon le rapport du Norwegian Refugee Council (NRC) paru en décembre 2021. Face à l’urgence de cette situation, le CFRI et sa chercheuse associée Bertille Domalain ont souhaité s’emparer de cette thématique pour en analyser les causes et les conséquences à travers cette note de recherche.


Bertille Domalain

6 mai 2022

Changement climatique

L’Irak pris en étau entre la Turquie et l’Iran, deux hydro-hégémonies

Si le XXe siècle a symbolisé l’abondance de l’or noir pour les pays du Moyen-Orient, le début du XXIe siècle est marqué par les pénuries de l’or bleu. Pris en étau entre la Turquie et l’Iran, deux hydro-hégémonies en capacité de contrôler les débits des cours d’eau du Tigre et de l’Euphrate, l’Irak doit aussi sa vulnérabilité au changement climatique. Surtout, en Irak, la crise de l’eau, fruit de décennies d’inaction gouvernementale, résulte également d’une absence de coopération et de coordination à l’échelle régionale.


Bertille Domalain

29 juillet 2022

Changement climatique

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